selon Boussaid : 250 fonctionnaires fantômes à la Chambre des conseillers


Rédigé Par | Kech24-FR | le Mercredi 9 Décembre 2015 à 07:30


Si l’on sait que la fonction publique est « hantée » par des fonctionnaires fantômes au Maroc, il est difficile de donner des chiffres exacts. Le ministre de l'Economie et des Finances vient de donner quelques indications en affirmant qu’à la Chambre des conseillers, ils étaient 250 salariés.


L’administration publique et les collectivités locales marocaines pullulent de fonctionnaires fantômes. La Chambre haute du parlement, un organisme de contrôle de l’action gouvernementale, n’échappe à cette règle. Elle compte 250 agents qui perçoivent chaque mois leurs salaires mais sans fournir le moindre travail en contrepartie.

Ce chiffre a été révélé par l’argentier du royaume à l’occasion de l’examen du PLF 2016 par la commission des finances. Le nouveau président de la 2ième Chambre, visiblement embarrassé par les révélations du ministre, a répliqué en annonçant que son institution n’est pas un haut lieu des fonctionnaires fantômes mais sans parvenir à convaincre Mohamed Boussaid.

Le PJD demande une enquête interne

Souvent ces « salariés » sont des proches de conseillers. Ils auraient été recrutés entre 2009 et le début de l’année 2015 sans passer par les fourches caudines des concours. « Au début, ils sont embauchés en tant que contractuels et chaque année une partie d'eux voit sa situation régularisée et intègre la fonction publique, bénéficiant ainsi du nombre de postes budgétaires que les lois de finances accordent à la Chambre des conseillers », nous confie une source au parlement. « C’est une pratique courante et qui n’est pas d’ailleurs propre à la 2ième Chambre mais également chez les représentants », ajoute-elle.

Le groupe des conseillers PJD (opposition) s’est vite saisi des révélations du ministre Boussaid, demandant une enquête interne « transparente » en vue de déterminer le nombre exact des fonctionnaires touchés. C’est pour eux une manière d’accentuer la pression sur le président Hakim Benchemmach, autrefois farouche opposant aux fonctionnaires fantômes. Le PAMiste tentera surement gagner du temps nécessaire pour que laisser les déclarations de Boussaid disparaître complétement de l’actualité.

Résilience

Voilà dix ans que le Maroc est officiellement engagé dans une guerre contre ses fonctionnaires absentéistes de longue durée. Le constat est toujours le même : l’échec. Le 11 mai 2005, Driss Jettou, alors Premier ministre, avait réclamé la radiation des mis en causes sans succès. Le 15 novembre 2012, c’était au tour d’Abdelilah Benkirane de prendre le témoin et de se heurter une nouvelle fois à un mur.

Trois années plus tard, le phénomène a pris de l’ampleur. En 2012, le chef du gouvernement avait attribué, dans une circulaire adressée aux ministères, l’échec de l’initiative de Jettou à « la non-adhésion effective et continuelle de certaines administrations dans l’opération de contrôle de la présence des fonctionnaires ». Cet argument pourrait encore être répété aujourd’hui.
L’administration publique et les collectivités locales marocaines pullulent de fonctionnaires fantômes. La Chambre haute du parlement, un organisme de contrôle de l’action gouvernementale, n’échappe à cette règle. Elle compte 250 agents qui perçoivent chaque mois leurs salaires mais sans fournir le moindre travail en contrepartie.

Ce chiffre a été révélé par l’argentier du royaume à l’occasion de l’examen du PLF 2016 par la commission des finances. Le nouveau président de la 2ième Chambre, visiblement embarrassé par les révélations du ministre, a répliqué en annonçant que son institution n’est pas un haut lieu des fonctionnaires fantômes mais sans parvenir à convaincre Mohamed Boussaid.

Le PJD demande une enquête interne

Souvent ces « salariés » sont des proches de conseillers. Ils auraient été recrutés entre 2009 et le début de l’année 2015 sans passer par les fourches caudines des concours. « Au début, ils sont embauchés en tant que contractuels et chaque année une partie d'eux voit sa situation régularisée et intègre la fonction publique, bénéficiant ainsi du nombre de postes budgétaires que les lois de finances accordent à la Chambre des conseillers », nous confie une source au parlement. « C’est une pratique courante et qui n’est pas d’ailleurs propre à la 2ième Chambre mais également chez les représentants », ajoute-elle.

Le groupe des conseillers PJD (opposition) s’est vite saisi des révélations du ministre Boussaid, demandant une enquête interne « transparente » en vue de déterminer le nombre exact des fonctionnaires touchés. C’est pour eux une manière d’accentuer la pression sur le président Hakim Benchemmach, autrefois farouche opposant aux fonctionnaires fantômes. Le PAMiste tentera surement gagner du temps nécessaire pour que laisser les déclarations de Boussaid disparaître complétement de l’actualité.

Résilience

Voilà dix ans que le Maroc est officiellement engagé dans une guerre contre ses fonctionnaires absentéistes de longue durée. Le constat est toujours le même : l’échec. Le 11 mai 2005, Driss Jettou, alors Premier ministre, avait réclamé la radiation des mis en causes sans succès. Le 15 novembre 2012, c’était au tour d’Abdelilah Benkirane de prendre le témoin et de se heurter une nouvelle fois à un mur.

Trois années plus tard, le phénomène a pris de l’ampleur. En 2012, le chef du gouvernement avait attribué, dans une circulaire adressée aux ministères, l’échec de l’initiative de Jettou à « la non-adhésion effective et continuelle de certaines administrations dans l’opération de contrôle de la présence des fonctionnaires ». Cet argument pourrait encore être répété aujourd’hui.L’administration publique et les collectivités locales marocaines pullulent de fonctionnaires fantômes. La Chambre haute du parlement, un organisme de contrôle de l’action gouvernementale, n’échappe à cette règle. Elle compte 250 agents qui perçoivent chaque mois leurs salaires mais sans fournir le moindre travail en contrepartie.
Ce chiffre a été révélé par l’argentier du royaume à l’occasion de l’examen du PLF 2016 par la commission des finances. Le nouveau président de la 2ième Chambre, visiblement embarrassé par les révélations du ministre, a répliqué en annonçant que son institution n’est pas un haut lieu des fonctionnaires fantômes mais sans parvenir à convaincre Mohamed Boussaid.
Le PJD demande une enquête interne
Souvent ces « salariés » sont des proches de conseillers. Ils auraient été recrutés entre 2009 et le début de l’année 2015 sans passer par les fourches caudines des concours. « Au début, ils sont embauchés en tant que contractuels et chaque année une partie d'eux voit sa situation régularisée et intègre la fonction publique, bénéficiant ainsi du nombre de postes budgétaires que les lois de finances accordent à la Chambre des conseillers », nous confie une source au parlement. « C’est une pratique courante et qui n’est pas d’ailleurs propre à la 2ième Chambre mais également chez les représentants », ajoute-elle.
Le groupe des conseillers PJD (opposition) s’est vite saisi des révélations du ministre Boussaid, demandant une enquête interne « transparente » en vue de déterminer le nombre exact des fonctionnaires touchés. C’est pour eux une manière d’accentuer la pression sur le président Hakim Benchemmach, autrefois farouche opposant aux fonctionnaires fantômes. Le PAMiste tentera surement gagner du temps nécessaire pour que laisser les déclarations de Boussaid disparaître complétement de l’actualité.
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Voilà dix ans que le Maroc est officiellement engagé dans une guerre contre ses fonctionnaires absentéistes de longue durée. Le constat est toujours le même : l’échec. Le 11 mai 2005, Driss Jettou, alors Premier ministre, avait réclamé la radiation des mis en causes sans succès. Le 15 novembre 2012, c’était au tour d’Abdelilah Benkirane de prendre le témoin et de se heurter une nouvelle fois à un mur.
Trois années plus tard, le phénomène a pris de l’ampleur. En 2012, le chef du gouvernement avait attribué, dans une circulaire adressée aux ministères, l’échec de l’initiative de Jettou à « la non-adhésion effective et continuelle de certaines administrations dans l’opération de contrôle de la présence des fonctionnaires ». Cet argument pourrait encore être répété aujourd’hui.


...Suite : http://www.yabiladi.com/articles/details/40804/maroc-fonctionnaires-fantomes-chambre-conseillers.html


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