Rendez-vous incontournable de l'humour initié par Jamel Debbouze, le Marrakech du Rire, ponctué par un match caritatif, est devenu le point de ralliement de nombreux footballeurs en vacances pour profiter du soleil de la ville ocre


Rédigé Par | francefootball - Kech24 | le Samedi 11 Juin 2016 à 09:00



Des vannes, du rire et du ballon… «C'est ma première à Marrakech, je suis content d'être venu à ce match de charité. Pour les gamins orphelins, je trouve l’initiative de Jamel remarquable. Et puis, je me suis bien marré aussi avec tous les humoristes» nous glisse en parfait résumé de son séjour, Wissam Ben Yedder, toujours Toulousain mais dont un transfert est plus que jamais d'actualité. «T’as pas intérêt à ce que je te revoie à la reprise du Téfécé», lui dit en se marrant son coéquipier Jean-Daniel Akpa-Akpro. Ce dimanche après-midi, dans le grand Stade de Marrakech, le casting est de niveau international. Sur la pelouse un peu sèche, comme nous le confie, Omar Da Fonseca, en mode commentateur, il y a du lourd.

Delort, Cissé, Dabo, Govou, Anderson, Ben Yedder, Menez, Anigo...

La défense à quatre qui prend place sur le terrain du KAC Marrakech pourrait largement tenir sa place en L1 : Serge Aurier, William Gallas, Mickaël Ciani et Eric Abidal. Il y a de la qualité à tous les étages. Youssef El Arabi, Jérémy Menez, Wissam Ben Yedder, Houssine Kharja, Jean-Daniel Akpa Akpro, Fabrice Abriel, Sidney Govou, Ousmane Dabo, Djibril Cissé ou Sonny Anderson. Sur le banc, José Anigo retrouve le plaisir de coacher Mamadou Niang. Dans le vestiaire, impossible de ne pas lui parler de l'OM, et de la saison catastrophique de son club de cœur. Buteur du SM Caen, Andy Delort se mue en distributeur de caviars pour Jamel, apprêté d'un maillot rouge, la couleur du Maroc, et soutenu du banc par sa femme, Mélissa Theuriau. Féru de foot, le rappeur Youssoupha prend le match très au sérieux. Niveau repli défensif, il ne s'économise pas.

Footballeurs, humoristes, acteurs : un rassemblement avec le sourire à Marrakech
Footballeurs, humoristes, acteurs : un rassemblement avec le sourire à Marrakech
Smail Bouabdellah est en mode "total réga"l avec des contrôles bien orientés : «Je me suis placé comme latéral droit pour profiter de l’ombre. J’avais Jérémy Menez au début sur mon côté, je n’étais pas confiant. Heureusement, ils ont changé et mis Booder…», raconte, non sans humour, le journaliste de BeIn Sports. On le comprend.  Depuis 2013, Amine Chikh, co-organisateur du match avec Karim Debbouze, se démène pour rassembler tous ces joueurs : «C'est beaucoup d'énergie. C'est un travail de longue haleine. Il faut les caler en amont, c'est un moment qui correspond aux vacances des joueurs, mais l'aspect caritatif compte, et la personnalité fédératrice de Jamel est un argument pour les convaincre de venir», explique-t-il. La veille, tout ce beau monde s'était retrouvé au Palais El Badii pour le gala présenté par l’humoriste originaire de Trappes.

Les cas Benzema et Ben Arfa dans les discussions

Il y a Zizou "Jamel", Elie Semoun, Anne Roumanoff ou Franck Dubosc, mais aussi les Messi de demain comme le duo Younes et Bambi, Foudil Kaibou ou encore Ahmed Sylla qui a bien fait marrer Djibril Cissé : «Il est vraiment très fort», nous confie l’homme aux 96 buts en Ligue 1. Djibril dont la cote au "MDR" comme on surnomme le festival, est aussi forte qu'auprès des supporters de l'OM. Il symbolise le footeux et sa fameuse coupe de cheveux. Vif, cocasse et taquin, Fatsah Bouyahmed, prix d'interprétation au festival de l'Alpe d'Huez, pour La Vache, joue le chauffeur de salle... et n'hésite pas à titiller l'ancien attaquant de l’AJA dont la teinture aux cheveux lui coûte une bonne punchline : «Djibril, il ressemble à un Mikado.» Tout le monde est plié en deux. «Chaque année, c'est la même, c'est pour ma gueule, ça me fait bien marrer», nous souffle Djibril Cissé.

Au cœur du vestiaire avec William Gallas
Au cœur du vestiaire avec William Gallas
Jamel Debbouze joue au maître de cérémonie et remercie tous les joueurs présents avec des mots chaleureux pour certains. Malgré ses ennuis extra-sportifs, Serge Aurier est chaleureusement applaudi par 8000 personnes. Disponible, il s’est prêté aux photos avec des supporters du PSG et des autres. Tout comme Raphaël Varane, venu prendre une cure de rires pour mieux se remettre de sa blessure. Les photos oui, mais les Snapchat, c'est non. Le défenseur des Bleus est vigilant avec les réseaux sociaux. «Il a été super, il a joué le jeu. Il est venu pour l’événement, mais Raphaël a dû repartir très vite pour continuer ses soins», nous explique Amine Chikh. Rio Mavuba s’est aussi déplacé, le Lillois a fait une parenthèse le temps du match, alors que sa compagne attend un heureux événement dans les prochains jours. Son ancien entraîneur au LOSC, devenu sélectionneur du Maroc, Hervé Renard, était également dans le coin. De quoi enflammer certaines discussions le concernant. Lors de la soirée au Solounge, des supporters algériens regrettaient qu'il soit plutôt le boss des Lions de l'Atlas qu’à la tête des Fennecs.
Enfin, c'est logiquement que l'actualité des Bleus, et le climat pesant autour de Benzema et Ben Arfa, n'était jamais très loin. «Ça sera silence radio», prévenait tout de suite William Gallas dès qu'il était interrogé sur le sujet. Roschdy Zem, acteur, réalisateur et ami de Jamel (ils ont joué ensemble dans "Indigènes") ne comprend pas la présence de Sissoko ou de Cabaye dans la liste de Deschamps : «J’aurais pris Rabiot, c’est un super joueur, il a tout juste 21 ans, Thiago Motta au même âge, il était aussi fort ?», analyse l’acteur, supporter du PSG. À Marrakech, la fameuse génération 1987 est représentée par Jérémy Ménez, lequel se montre catégorique : «J’aurais pris Ben Arfa !» Vacances ou pas, ça parle ballon. Et puis, il y a Sidney Govou, difficile à suivre comme sur un appel en profondeur. Mais sans Sidney, si attachant, c’est comme un "Marrakech du Rire", sans Jamel : un festin sans un grain de folie…



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