Mali. Attaques de Bamako : la faillite d'un modèle politique


Rédigé Par | AFP | le Lundi 23 Novembre 2015 à 14:40


Au moins 19 personnes sont mortes, vendredi 20 novembre 2015, dans l’attentat du Radisson de Bamako. Comment en est-on arrivé là ? Pour cet éditorialiste guinéen, c’est le résultat de l’échec d’un système de gouvernance à la malienne, instauré depuis la “révolution” démocratique de mars 1991 dans le pays.


Si la prise d’otage sanglante au Radisson Blu Hotel de Bamako du vendredi 20 novembre consacre davantage la mondialisation du phénomène terroriste, elle a une autre signification dans le contexte malien. Elle est le dernier acte d’un processus de régression que ce pays connaît depuis un certain 17 janvier 2012.
Avant cette date, le Mali renvoyait au monde entier l’image d’un pays revendiquant une tradition démocratique ancrée, une stabilité politique d’autant plus rassurante qu’elle reposait sur une gestion consensuelle du pouvoir et un modèle de développement économique prometteur. Mais depuis cette célèbre attaque targuie contre des garnisons militaires à Ménaka [lancée par des groupes armés du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) afin d’obtenir l’indépendance des trois régions du Nord], le Mali ne cesse de dégringoler, révélant au passage la fragilité du système politique et les dessous de la prospérité économique que l’on avait jadis tant vantés.


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