Loubna Abidar : «Personne ne m’aime au Maroc parce que je dis la vérité»


Rédigé Par | Telquel | le Lundi 23 Mai 2016 à 13:20


Loubna Abidar était l’invitée de l’émission «On n’est pas couché», diffusée sur France 2.


«C’est ça le Maghreb en ce moment malheureusement : soit on se marie très jeune pour nourrir nos familles, soit on devient des prostituées, soit on a besoin d’argent, soit on vient d’une grande famille». Dans l’émission «On n’est pas couché» diffusée le 21 mai sur France 2, les déclarations de Loubna Abidar ont suscité diverses réactions. L’actrice marocaine a, d’ailleurs, était reprise par les deux chroniqueurs qui lui font remarquer le danger des généralités et des caricatures. La Marrakchie a poursuit son réquisitoire en ces termes : «Toutes les choses qui sont pêchées et interdites chez nous, nous n’en parlons pas quand on est petit et quand on est grand, ces choses interdites sont celles qu’on pratique le plus d’une façon sauvage : l’alcool et le sexe».
Interrogée par Laurent Ruquier à propos des vives réactions qu’ont suscitées au Maroc Much Loved, dont elle est l’actrice principale, Loubna Abidar répond : «Personne ne m’aime là-bas parce que je dis la vérité [...] la vérité fait mal» ou encore : «On n’a pas donné une mauvaise image de Marrakech. C’est ça, Marrakech».
«Je voulais être une prostituée connue dans le monde entier». Désormais habituée à le répéter, Loubna Abidar a expliqué que, dans son milieu, les actrices étaient perçues comme des prostituées, et que plus jeune, elle employait donc le terme pour parler de la profession d’actrice. Celle qui se montre nostalgique des années 1960 – 1970 pendant lesquelles on voyait «des femmes en mini-jupe», a critiqué encore une fois ouvertement le PJD. «Pour le parti islamiste, qui est aujourd’hui au pouvoir, censurer des films et faire du mal aux artistes fait partie de leur boulot», assène-t-elle.
Interrogée sur sa sécurité, elle estime être en sécurité en France, et déclare, hormis des propos sur les réseaux sociaux, ne plus recevoir de menaces (contrairement à celles dont elle en a fait l’objet en 2015).




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