Le festival du film de Marrakech perd du terrain


| le Mercredi 9 Décembre 2015 à 08:30



  C’est parce que la ville de Marrakech méritait un événement d’envergure que le festival du film est né il y a 15 ans.

A l’époque, l’objectif était de mettre en avant la ville de Marrakech, créer un marché de cinéma et surtout booster la destination Maroc en tant que terre d’accueil pour les grosses productions. Et bien que ses premières éditions aient coïncidé avec des attentats, le 11 septembre notamment, le festival avait réussit ses missions.

A l’époque, deux grands hommes étaient aux manettes : feu  Daniel Toscan du Plantier qui connaissait bien le cinéma et ses personnalités et le conseiller André Azoulay.

Les deux avaient assurés les objectifs prioritaires de la manifestation : à savoir la mise en valeur d’œuvres cinématographiques de qualité, le développement de l’industrie du film au Maroc et la promotion de l’image du pays à travers le monde.

Il n’y a qu’à voir les grands réalisateurs qui avaient répondu présent à ces éditions comme Charlotte Rampling, David Lynch, Martin Scorcese, feu Youssef Chahine…

La relève au niveau organisationnel  a réussit aussi à créer de nouvelles compétitions comme le cinécoles en promouvant le cour-métrage et continué surtout à surfer sur le succès des premières éditions.

En 2010, le festival avait encore réussit à attirer la sympathie de grandes têtes d’affiche comme Scorcese grâce à lui on a pu voir Léonardo Di Caprio sur le tapis rouge.

 Plus tard, on a vu la star indienne Shah Rukh Khan qui  foulait le tapis rouge et ensuite le comédien égyptien Adel Imam. Cette année, tous les festivaliers s’accordent sur un seul fait : le festival perd du terrain.

Les leçons de Coppola

Modestie et engagement. Ce sont là les leçons de Francis Ford Coppola qui a accepté la présidence du jury du festival international du film de Marrakech. Pour lui, le cinéma et l'art, en général, peuvent changer le monde, à condition que les artistes soient libres et maîtres de leur art.  C’est  le message qu’il a donné à cette 15e édition. 

En revenant sur le véritable sens du 7e art, le grand Coppola n’a pas manqué de souligner les nobles valeurs de l'Islam qui prône la tolérance, la clémence et la miséricorde, rappelant, à cet égard, que c'est bien la civilisation arabe qui "nous a donnée les mathématiques et les sciences qui nous ont permis d'arriver là où on est".

Et tout comme en 2010, lorsqu’il avait donné une des grandes leçons du cinéma au festival, Coppola rappelle que les gens qui dirigent le monde sont ceux qui contrôlent les arts. « Cela était vrai à l’époque médiévale quand le pape et les riches aristocrates à travers le mécénat et les dons dominaient le monde des arts.

C’est pareil avec le cinéma aujourd’hui ». Pour changer le monde, le cinéma doit être libéré de toute influence et de la mainmise de certaines personnes, recommande Coppola. Voici ce qui méritait d’être dit sur le cinéma et son monde.
 
Histoire du calendrier
 
D’un musée à un autre, le chercheur marocain Abdelmalek Terkemani  revient une deuxième fois au centre culture Atlas Golf de Marrakech  et ce,  jeudi 10 décembre pour présenter  l'histoire du calendrier, un système de repérage des dates en fonction du temps, qu'on utilise tous les jours, mais dont on connait mal les origines.

 À travers les siècles, le calendrier a subi plusieurs changements pour qu'il soit adopté au final par tous les pays du monde, malgré les différences culturelles et religieuses. Qui sont donc ces savants qui ont su apporter les changements et mieux représenter le mouvement de révolution de la Terre autour du Soleil.

Abdelmalek Terkemani, chercheur et expert international à l’UIT (Nations Unies) qui se penche sur le sujet est célèbre à l’étranger. C’est lui qui a entre autres  creusé l’historique d’Abû Bakr Ibn Yûsuf, astronome Marocain, originaire de Marrakech. Spécialiste en instruments d’observation du ciel, il fabriqua des astrolabes dont beaucoup étaient destinés à servir dans des pays étrangers.

Quelques siècles plus tard, ce trésor marocain est devenu source d’ouvrages des plus grands livres d’histoire de la civilisation arabe et sur les instruments astronomiques. Deux de ses astrolabes sont d’ailleurs  exposés et mis en valeur en France (au Musée Astronomique de Strasbourg et au Musée Paul-Dupuy de Toulouse).



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